Balade / Ballade

Les mots de même pro­non­cia­tion mais n’ayant pas le même sens sont dits ho­mo­phones. C’est le cas, no­tam­ment, de ba­lade et bal­lade, qui sont par­fois confon­dus.

 

Une ba­lade est une pro­me­nade agréable, une flâ­ne­rie.

Nous avons fait une ba­lade dans les bois.

Elles se sont ba­la­dées toute la jour­née le long du lit­to­ral.

 

Une bal­lade, en lit­té­ra­ture, dé­signe un poème, un chant ou un ré­cit en vers. En mu­sique, il s’agit d’une com­po­si­tion calme et douce.

Odes et Bal­lades est un re­cueil de poèmes écrits par Vic­tor Hugo dans sa jeu­nesse.

Cho­pin a com­posé de somp­tueuses bal­lades pour piano.

An­gie est l’une des bal­lades les plus connues des Rol­ling Stones.

 

Ces termes trouvent leur ori­gine au Moyen Âge lorsque les men­diants et les dan­seurs de théâtre am­bu­lant, éga­le­ment ap­pe­lés sal­tim­banques ou ba­la­dins, se dé­pla­çaient sans but pré­cis d’une ville à l’autre en chan­tant des bal­lades, les­quelles dé­si­gnaient des pièces vo­cales et ins­tru­men­tales des­ti­nées à la danse. L’orthographe était alors flot­tante et bal­la­der (ou ba­la­der) si­gni­fiait « al­ler de­man­der l’aumône [en chan­tant des bal­lades] ». Ce n’est qu’au XIXe siècle qu’est at­testé ba­lade (dé­rivé de bal­lade) au sens qu’on lui connaît aujourd’hui. Les deux termes sont ainsi liés par une his­toire com­mune, et leur dif­fé­rence or­tho­gra­phique ne s’explique que par l’usage.

À no­ter que ba­la­deur ne prend qu’un L.