Le cas échéant

Le cas échéant est une lo­cu­tion qui si­gni­fie « si le cas se pré­sente », « si cela se pro­duit », « à l’occasion ». En au­cun cas elle ne sert à ex­pri­mer l’idée in­verse (« dans le cas contraire », « au cas où cela n’arriverait pas »), comme on l’entend sou­vent. On l’emploie gé­né­ra­le­ment pour in­tro­duire une consé­quence qui ré­sul­te­rait d’une éven­tua­lité pré­cé­dem­ment énon­cée.

 

On pré­voit un suc­cès co­los­sal pour ce film le jour de sa sor­tie. Le cas échéant, il fau­dra s’armer de pa­tience à l’entrée des ci­né­mas.

 

La confu­sion est due à la proxi­mité entre les par­ti­cipes pré­sents échéant, du verbe échoir (si­gni­fiant « ar­ri­ver », « se pro­duire », « sur­ve­nir par ha­sard »), et échouant, du verbe échouer (« ne pas réus­sir », « ne pas abou­tir », « ra­ter »).

Échoir est de la même fa­mille que choir, qui tous deux sont is­sus du la­tin ca­dere, si­gni­fiant « tom­ber ». Dans la lo­cu­tion le cas échéant, par la­quelle sub­siste le verbe échoir (dont l’usage est de plus en plus rare), on s’aperçoit que le sens de « tom­ber » est conservé : si le cas se pré­sente, s’il tombe.