Dénoter / Détonner / Détoner

Les mots de sens dif­fé­rents mais pré­sen­tant une res­sem­blance pho­né­tique ou gra­phique sont ap­pe­lés pa­ro­nymes. Ils en­traînent la plu­part du temps de nom­breuses confu­sions. C’est le cas, no­tam­ment, des verbes dé­no­ter, dé­ton­ner et dé­to­ner. Leur dé­fi­ni­tion per­met­tra d’y voir plus clair :

 

Dé­no­ter, c’est ré­vé­ler, être le signe de.

Son bul­le­tin sco­laire dé­note un manque de sé­rieux.

Dé­ton­ner, c’est sor­tir du ton, contras­ter.

Cette cra­vate rouge dé­tonne sur sa che­mise bleue.

Dé­to­ner, c’est ex­plo­ser. On le re­trouve dans dé­to­na­tion.

Chaque an­née, dans ce vil­lage, les pé­tards dé­tonent lors du feu d’ar­ti­fice.

 

Ces deux der­niers verbes (dé­ton­ner et dé­to­ner), bien qu’il soit im­pos­sible de les dis­tin­guer pho­né­ti­que­ment, ne laissent au­cun doute sur ce qu’ils dé­si­gnent et sont tou­jours em­ployés cor­rec­te­ment. Ne mettre qu’un « n » au pre­mier ou deux au se­cond se­rait une simple er­reur or­tho­gra­phique que l’on ne sau­rait im­pu­ter à une mé­con­nais­sance du sens.

Déno­ter et dé­ton­ner, quant à eux, posent un pro­blème bien plus sé­rieux. Dire que telle chose ou telle per­sonne dé­note, pour si­gni­fier qu’elle contraste parmi d’autres, n’a stric­te­ment au­cun sens. Dans ce cas, il ne s’a­git pas d’une simple er­reur or­tho­gra­phique, mais d’une vé­ri­table confu­sion de sens.