Avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête

Si­gni­fi­ca­tion :
Un pé­ril im­mi­nent, une me­nace per­ma­nente.

Ori­gine :
De­nys l’An­cien (431 av. J.-C. – 367 av. J.-C.), ty­ran de Sy­ra­cuse, vi­vait dans la crainte per­ma­nente qu’on at­tente à sa vie. Un jour qu’il re­çoit Da­mo­clès, l’un de ses cour­ti­sans, ce­lui-ci, ébloui par tant de ri­chesses, as­sure qu’il n’a ja­mais vu homme plus heu­reux et ne cesse de flat­ter son hôte sur la chance qu’il a d’être si puis­sant. Afin d’en­sei­gner à son in­vité que la sou­ve­rai­neté a pour re­vers l’in­quié­tude, De­nys in­vite Da­mo­clès à prendre sa place du­rant quelques heures. Un ban­quet est donné en l’­hon­neur du cour­ti­san, qui se ré­gale des mets les plus dé­li­cieux et pro­fite du faste dé­ployé pour lui. Au cours de ce fes­tin, tan­dis qu’il jouit plei­ne­ment des vins les plus fins et du plai­sir d’être traité en roi, Da­mo­clès lève la tête et dé­couvre avec ef­froi qu’une épée me­na­çante se tient juste au-des­sus de sa tête, sus­pen­due par un simple crin de che­val.

Et ainsi De­nys mon­tra à Da­mo­clès que sa condi­tion de tout-puis­sant, dont il était si en­vieux, ne lui per­met­tait pas d’ac­cé­der au bon­heur tant il était gâ­ché par la crainte d’une mort pou­vant frap­per à tout mo­ment.