Aube / Aurore / Crépuscule

Bien qu’on les confonde sou­vent, l’aube et l’au­rore ne sont pas un seul et même mo­ment de la jour­née. Il s’agit de deux états du ciel bien dis­tincts, qui pré­cèdent le le­ver du so­leil.

  • L’aube (du la­tin al­bus, blanc) dé­signe le mo­ment où ap­pa­raît la pre­mière lueur du jour, celle qui blan­chit l’horizon.
  • L’au­rore suc­cède à l’aube et s’en dis­tingue par le fait qu’elle co­lore le ciel d’une nuance ro­sée, do­rée ou oran­gée. C’est le mo­ment qui pré­cède im­mé­dia­te­ment le le­ver du so­leil.

Cette dis­tinc­tion dis­pa­raît ce­pen­dant dans les ex­pres­sions telles que « aux au­rores » et « à l’aube », qui si­gni­fient toutes deux « au pe­tit ma­tin », « très tôt ».

Quant au cré­pus­cule, s’il a au­pa­ra­vant dé­si­gné la lu­mière dif­fu­sée par le so­leil avant son le­ver (on par­lait alors de « cré­pus­cule du ma­tin », cor­res­pon­dant aussi bien à l’aube qu’à l’aurore) ou après son cou­cher (le « cré­pus­cule du soir »), il ne dé­signe plus aujourd’hui que les der­nières lueurs du soir, celles qui suivent le cou­cher du so­leil, juste avant que la nuit ne soit to­tale. L’emploi au fi­guré de cré­pus­cule in­tègre d’ailleurs uni­que­ment ce der­nier sens, dé­si­gnant ce qui dé­cline (on parle par exemple du « cré­pus­cule de la vie » – la fin de la vie).

Pour se sou­ve­nir de l’ordre dans le­quel ap­pa­raissent ces trois états du ciel, il suf­fit de consi­dé­rer l’ordre al­pha­bé­tique des trois termes cor­res­pon­dants : aube pré­cède au­rore, qui pré­cède cré­pus­cule.